Culture des salades
(Photo LOF - Reine des glaces)
La salade rêve de bonnes douches, ses cauchemars sont le vent qui dessèche et le soleil trop fort qui brûle.
C’est un être délicat qui aime se tapir dans les endroits abrités où elle mène une vie recueillie et moite dans des mi-ombres douces.
Du point de vue psychanalytique, tout ce qui évoque l’eau, la pluie provoque chez elle un élan de bonheur, par exemple les sols fumés d’un bon compost bien décomposé, humide, moelleux.
A l’exception des limaces bien entendu, être qui révèle le côté noir de l’humide : la gluante, la poisseuse, la visqueuse, qui vous mange toute crue.
Jusqu'au trognon.
Pour éloigner la terreur des salades, il faut invoquer le feu.
Faire une ligne de cendres qui arrête net les monstres baveux.
Du point de vue psychanalytique - et religieux - le feu mort est un phantasme salvateur de la salade.
Notez que la salade braisée c’est bon aussi.
(Photo LOF - Cresonnette du Maroc)
Je te savais saladophile éclairé, mais pas au point de si bien sonder la psyché de ces froufroutantes (et souvent craquantes) demoiselles ! Une note très raffraîchissante, en vérité.
Rédigé par: Phil' | dimanche, 27 janvier 2008 at 07:15 PM
Je n'en ai aucun souvenir !
Rédigé par: JO TOURTIT | mardi, 29 janvier 2008 at 08:01 AM